Message du Président de Section.

 

Chère adhérentes, adhérents, chers amis,

 

Il y a de cela six mois, nous étions confinés pour la première fois, nous pensions que ce n’était là qu’un évènement momentané et exceptionnel, que nous aurions ensuite loisir de retrouver nos enfants, petits enfants voir arrière-petits enfants et les amis. Mais à présent plus d’un semestre s’est écoulé et ce qui devait être exceptionnel semble s’installer durablement dans notre vie.

Cette période exceptionnelle due à la Covid-19,  était sensée nous aider à traverser une période difficile. Deux semaines après avoir annoncé le couvre-feu pour 46 millions de Français, le Président de la République est contraint de remplacer cette expérience  par une mesure plus restrictive. L’épidémie se propageant  tellement vite, qu’il paraissait impossible pour le Gouvernement d’attendre  et d’en mesurer les effets.

Actuellement, le 01 novembre 2020,  480 personnes hospitalisées dans notre département  pour des problèmes de santé liés à une contamination de la Covid 19,  elles sont 81 dans ce cas en réanimation, soit un taux exceptionnel de 83% des lits disponibles.

On ne peut pas continuer à vivre comme si rien n’était cela contribuerait à répandre et aggraver l’épidémie.

On peut contester le choix des moyens  choisis par le Gouvernement, peut-être pas les meilleurs ou les plus judicieux  pour lutter contre cette deuxième vague de la pandémie. En situation d’urgence, s’il y a bien quelque chose à faire, c’est d’abord d’obtempérer, de manière à ce que la pandémie ne l’emporte pas.

On peut comprendre la frustration, la lassitude, la colère parfois de nous retrouver, à nouveau dans la situation du mois de mars, pour toutes celles et tous ceux, étudiants ou jeunes adultes, célibataires, retraités comme actifs, qui vivent seuls dans des logements souvent petits. Cependant,  il faut parfois savoir mettre provisoirement de côté la liberté individuelle au profit du bien commun. Cela n’aliène pas pour autant notre liberté.  La liberté n’est pas seulement l’indépendance. Elle ne consiste pas à faire ce qui nous chante, mais de construire une vie sensée pour soi-même et les autres, au beau milieu des autres, voire pour eux.

 La France aura-t-elle besoin de plus d’un mois de confinement pour atteindre l’objectif de baisse des contaminations par le coronavirus qu’elle s’est fixée, restons prudents mais soyons optimistes.

Respectons plus rigoureusement encore les gestes barrières et les règles de distanciation, c’est le seul moyen dont nous disposons pour enrayer une pandémie qui atteint désormais des territoires jusqu’ici largement épargnés.

                                                                                                                                                            L’annonce d’un nouveau confinement d’une durée minimum d’un mois à partir du 30 octobre 2020, s’ajoute à un contexte déjà morose, marqué à la fois par des attentats ou tentatives d’attentats qui se multiplient sur le sol français depuis deux semaines et par les conséquences économiques de la première vague de la pandémie, qui affectent particulièrement les catégories les plus précaires de la population.

 

Prenez soin de vous et des autres.

 

                                                           Michel GABET

                                                 Président départemental

 

 

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